Bio

DAVID GODICHAUD
Photographe basé à Paris et en Normandie. Né le 11 février 1973 à Fontainebleau, France.
Scientifique de formation, j’ai commencé à travailler dans un laboratoire de recherche en archéométrie à Athènes. Mais là-bas mon esprit s’est brouillé après un an. Je n’étais pas passionné. L’éloignement de la France, la découverte de la Grèce et de ses îles m’ont alors décidé à larguer les amarres. J’ai voulu vivre ma passion pour la mer et suis parti skipper des voiliers à travers le monde.
Après sept ans de navigation, j’ai débarqué mon sac au fond d’un fjord de l’île de Vancouver, dans le petit village de Brentwood Bay. Rapidement, je gagnais ma vie dans un chantier nautique qui m’a offert la possibilité de travailler comme charpentier de marine et de restaurer des bateaux classiques en tout genre. C’est au Canada que la prise de conscience de la photographie est arrivée. Là-bas tout était possible et depuis mon adolescence la photographie avait été la seule passion transversale à toutes mes pratiques, à tous mes voyages.
Un jour, l’armateur d’un trawler à qui je redonnais vie m’a ouvert les portes du Union Club of British Columbia, à Victoria, pour me permetttre de réaliser quelques clichés à l’intérieur de ce gentlemen’s club. Ce fut une révélation! Immédiatement après, je travaillais comme photographe dans un système de vase communiquant avec la charpente marine. Mais le liquide avait versé irrémédiablement du côté de la photographie. J’avais trente six ans. Je décidai de partir à New York pour suivre les cours de photojournalisme à l’International Center of Photography.
Aux Etats-Unis, j’ai pu poursuivre durant mes études mon projet de photographie de gentlemen’s clubs. Afin de rompre avec la verticalité de New York, j’avais besoin de retrouver la vue de l’océan et montais régulièrement dans une rame de la ligne F direction le sud de Brooklyn. Je me souviens qu’en arrivant à Coney Island la première fois, j’ai éprouvé un sentiment délicieux, séduit par ce lieu suranné, son communautarisme au grand jour, le vent de liberté qui y soufflait, l’apaisement de l’appel du large. Je voyais des images partout et commençai à photographier les gens sur cette « street » particulière qui depuis ne me quitte plus: la plage.
En 2011, Polka magazine et Sfr m’ont attribué un prix pour quelques images de ce travail. Francoise Huguier en était la marraine. Pour la première fois depuis longtemps et grâce à la photographie, j’avais envie de revenir en France, ce que je fis en 2012.
Finaliste des résidences de la Fondation des Treilles et du Tremplin des Planche(s) Contact de Deauville respectivement en 2016 et 2018, je travaille aujourd’hui comme photographe indépendant basé à Paris et en Normandie. Depuis 2012, j’enseigne également la photographie à l’Istituto Marangoni, école de mode milanaise. 
La voile est toujours présente aux cotés de la photographie.
 
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